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Psychokinésie et télékinésie

Vous êtes ici : » » Psychokinésie et télékinésie ; écrit le: 5 avril 2012 par telecharger

Psychokinésie et télékinésieIl ne faut pas confondre la « psychokinésie », action de la pensée sur des systèmes matériels en mouvement tels que les dés à jouer ou même une goutte d’eau qui tombe, et la « télékinésie » qui n’est qu’une illusion amusante ou frauduleuse.

Le tour est généralement bien monté et l’illusion est parfaite.



Le télékinésiste prend toujours la précaution de se faire lier les chevilles ou les poignets par ses propres dupes. Pour mieux convaincre ces derniers, il fait plomber ses liens ou encore les fait recouvrir de cachets de cire. Il lui arrive, comme Houdini, de se faire mettre des fers aux chevilles et des menottes aux poignets.

Dans ces conditions, comment va-t-il, dans l’ombre, ou dans l’obscurité, réclamée par lui, pouvoir tricher ?

Aucun lien ne résiste à un expérimentateur habile. Même s’il est enfermé dans un sac ficelé, il en sortira et le réintégrera avant le retour de la lumière.

Certains gonflent les muscles au moment où ils sont ligotés. En les relâchant, ils peuvent ensuite se libérer de leurs entraves et déplacer eux-mêmes l’objet, tout en faisant croire au pouvoir supranormal.

J’ai failli être dupe de la télékénésie. La séance se passait à Lyon au mois de septembre 1957, dans une chambre d’hôtel. Quelques amis m’avaient amené là pour me prouver la réalité de la télékinésie.

L’homme, sympathique, avait une quarantaine d’années. Il m’expliqua ce qu’il allait faire :

Au centre de cette table se trouve une bouteille vide. Vous allez m’attacher sur ce fauteuil qui restera à cinquante centimètres de la table. Avec une craie, vous marquerez sur la table l’emplacement de la bouteille. Puis nous éteindrons la lumière.

J’aimerais voir la chose se passer en plein jour.

C’est impossible, car je n’ai plus aucun pouvoir. Mes forces supranormales ont besoin d’obscurité.

Eh bien, d’accord !

Il me donna quatre longues ficelles assez épaisses et je lui attachai moi-même chaque mollet à un pied du fauteuil et les avant-bras aux bras de ce dernier.

Il était désormais impossible à notre homme de déplacer l’un de ses membres. J’allai tourner l’interrupteur. L’obscurité fut totale. J’étais moi-même à un mètre du fauteuil. J’entendis bientôt un léger bruit. La bouteille se déplaçait-elle ?

Rallumez !

Je laissai à un ami le soin de cette opération. Stupeur, la bouteille se trouvait maintenant tout à fait au bord de la table. Avait-elle bougé de cinquante centimètres sous l’effet d’une force mystérieuse ?

Je regardai l’homme. Il souriait :

Détachez-moi, s’il vous plaît !

Je déliai d’abord les jarrets, puis l’avant-bras gauche. J’étais, je dois le dire, assez bouleversé par ce que

je venais de voir.

Brusquement tout s’éclaira. Au lieu de détacher l’avant-bras droit, je pris brusquement à pleine mains le bras du fauteuil et le soulevai. Surpris, l’homme avait essayé de résister, mais pour lui, c’était trop tard. . .

Eh bien oui, fit-il simplement, je ne suis qu’un illusionniste. Je vous demande une grâce. C’est là mon gagne-pain. Ne révélez jamais mon nom.

En échange de cette promesse, j’appris des choses étonnantes et dus reconnaître son habileté et son esprit d’invention.

Avec son fauteuil truqué, par ailleurs démontable, il pouvait se permettre de déplacer n’importe quoi, dans l’obscurité, de procéder à des « attouchements spirites », d’écrire sur des « ardoises spirites » tout en ayant les bras attachés et toujours à distance.

Le bras du fauteuil étant mobile, restait solidaire de l’avant-bras qu’on y attachait.

Il m’indiqua plusieurs procédés pour mouvoir un guéridon à distance. Pour soulever un guéridon léger, il existe des bagues truquées que l’on porte normalement au doigt. Les unes sont munies d’un crochet. D’autres sont fendues et la fente vient s’encastrer sous la tête d’une punaise peinte à la couleur de la table et fixée dans le bois de celle-ci au moment où les mains sont posées bien à plat. En levant la main, on soulève forcément le guéridon.

On peut aussi mettre une bague à chaque médius et les relier entre elles par un fil noir de 40 à 50 centimètres de long. Il n’y a plus qu’à faire passer ce fil sous le plateau du guéridon.

Fils et cheveux permettent de déplacer à distance les objets les plus divers. Un couteau monte tout seul dans

une carafe, un ciseau saute brutalement du parquet sur une chaise, etc.. .

Le Docteur Eugène Osty, mort à 64 ans en 1938, voulut étudier la connaissance paranormale et fut la dupe du « médium » autrichien Rudy Schneider.

Pour voir si Rudy Schneider ne trichait pas, il avait installé un ingénieux dispositif expérimental, à base d’infrarouge dans la pièce obscure où se déroulait les expériences. Rudy Schneider cherchant à produire une télékinésie, le Docteur Osty, assisté de son fils Marcel, ingénieur, fut surpris de constater que les rayons infrarouges — rayons invisibles — étaient absorbés partiellement.

Il en conclut un peu vite que l’Autrichien projetait alors hors de son corps une substance invisible.

Les amateurs du spiritisme estiment que le Docteur Osty fut le premier à déterminer les caractères de la « force médiumnique », à en suivre les manifestations et à en enregistrer les variations. Mais l’existence de cette force médiumnique n’est encore nullement démontrée, tandis que cent procédés sont connus d’intercepter, dans l’ombre, partiellement ou totalement, un faisceau d’infrarouge, ne serait-ce qu’en utilisant des écrans, même très légers. Le Docteur Osty ne semble jamais y avoir pensé.

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