Le sixième sens chez les animaux

> > Le sixième sens chez les animaux ; écrit le: 5 avril 2012 par telecharger

L’hypnose animale paraît être un phénomène réel et bien connu.

Une courte ligne blanche tracée à la craie sur le soi ne suffit-elle pas pour hypnotiser une poule ? On place son bec au-dessus du trait blanc. L’animal qui, un instant plus tôt, se débattait violemment pour échapper à la prise de l’homme, s’immobilise complètement.

Après quelques secondes, la poule semble dormir.

Un autre procédé consiste à braquer dans les yeux de la poule deux doigts écartés. Elle s’immobilisera de même.

Mais les poules paralysées pendant un instant se trouvent-elles vraiment dans un état d’hypnose ? Il semble qu’il s’agisse seulement d’une immobilisation réflexe assez facile à obtenir chez un certain nombre d’animaux.

Quel prestidigitateur n’a jamais endormi une colombe en public ? Il la culbute doucement sur la paume de la main et le tour est joué.

Une excitation brusque déclenche en effet chez l’animal une peur paralysante. Il suffit de serrer dans la main une grenouille renversée pour l’immobiliser totalement et lui donner l’apparence de la mort.

La circulation sanguine joue un grand rôle et, bien souvent, la compression des carotides permet d’obtenir le même résultat. La pression sur ces vaisseaux produit une asphyxie sanguine suivie d’évanouissement.

Aux Indes les fakirs, les faux, bien entendu, ne pratiquent pas autrement. Devant un public toujours ébahi ils « endorment » ainsi de gros lézards, des lapins et surtout des oiseaux.

Les parapsychologues assurent que l’homme partage le sixième sens avec ses frères inférieurs.

On sait déjà que certains animaux ont des sens plus aiguisés que les nôtres. Des oreilles de chiens, par exemple, captent des ultra-sons qui nous échappent. Bien avant l’homme, les animaux devinent l’approche d’un orage. Mais ces faits peuvent s’expliquer par l’étude classique des sens.

Par contre, certains récits étranges ne peuvent s’expliquer que par l’intervention d’un sixième sens.

L’aventure du lévrier Wamar est un exemple devenu célèbre.

Wamar vivait à Turin chez son maître Mario Galli au temps de l’Italie fasciste. Mario, mobilisé, alla en 1936 faire campagne en Ethiopie.

Wamar le lévrier resta seul avec les parents de Mario et ne parut pas s’apercevoir de l’absence de son maître.

Puis, un jour de juin 1936 — le 27 exactement — Wamar se mit à grogner et à gémir dans la cuisine, tournant en rond.

Les Galli essayèrent vainement de le calmer. Ils ouvrirent la porte pour le laisser sortir, mais Wamar n’en avait nulle envie. Il reprenait sa ronde autour de la table en japant tristement et en reniflant chaque objet familier.

Le soir, il ne toucha pas à sa pâtée.

Les Galli se mirent à table et la conversation aidant, ils ne pensèrent bientôt plus au chien. On ne l’entendait plus.

Après le repas, la mère de Mario chercha Wamar. Il n’était ni dans la cuisine, ni dans les pièces attenantes.

Il a dû monter en haut ! fit-elle. .. Il sait pourtant que je n’aime pas ça. Wamar ! Wamar ! Viens ici…

Mais malgré les appels répétés, toujours pas de Wamar. Alors, la vieille femme se décida à monter à l’étage. En voyant entrebâillée la porte de la chambre de son fils, elle comprit tout de suite où il était.

Wamar était allongé au pied du lit. Elle voulut le chasser, mais il la regarda si tristement qu’elle n’en eût pas le courage.

Depuis ce jour, Wamar n’accepta plus aucune nourriture. Il mourut bientôt d’inanition. Ce jour-là arriva à Turin la nouvelle de la mort de Mario Galli, au pays du Négus. Il avait été tué au cours d’une reconnaissance… le 27 juin 1936.


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