La possession diabolique

> > > La possession diabolique ; écrit le: 17 avril 2012 par telecharger

Le diable au corps

La possession diabolique est intimement liée à la sorcellerie ; le démon envahit le corps, l’âme et l’esprit d’une victime choisie, spontanément ou sur ordre du sorcier. Cette idée s’appuie sur les textes bibliques qui rapportent de nombreux cas de possession présentés au Christ.
Au XIXe siècle, les multiples récits de possession, relatés dans la presse avec détails, passionnent la France entière. Les gazettes des tribunaux traitent également de cas étranges ; plusieurs affaires de ce type parviennent devant la justice qui tente le plus souvent d’enrayer une frénésie démoniaque difficilement contrôlable. Ces idées persistent et pas seulement dans les mentalités rurales.
En 1806, dans le diocèse d’Avignon, une jeune femme persuadée d’être possédée demande de l’aide au prêtre de sa paroisse. Dans un premier temps, il hésite puis devant l’insistance des habitants, il l’exorcise se laissant dépasser par les évènements. La cérémonie se déroule en présence des villageois ; certains fascinés par le spectacle ont tendance à se sentir atteints du même mal. Alerté à temps, l’évêque, fin psychologue, accepte pour réel ce cas de possession afin de ne pas heurter les susceptibilités villageoises, préparant une mise à l’épreuve de la jeune femme. Arrêtée, incarcérée, elle est placée sous surveillance. Pour pallier à tout mouvement d’humeur, le prélat prône que le démon n’abandonnera pas sa proie si facilement et n’agira que par moyens surnaturels. Rien ne se passant, le village revient à la raison et le prêtre est changé de paroisse.
En 1914, Hélène Poirier dite « la possédée de Coulions » meurt. Ses malheurs démoniaques commencent en 1850, par des crises effroyables, marquées de souffrances physiques et morales : coups et voix diaboliques. Le diable la visite sous la forme d’un « être à figure noire aux cheveux hérissés… tout en feu, tout couvert de flammes ». Sa vie ne sera que lutte entre le bien et le mal : le diable lui propose à plusieurs reprises de renier Dieu et tous les Saints et lui présente un papier en criant « signe, signe donc ». Il foule le crucifix, la transporte dans les airs. La seule réplique d’Hélène consis¬te en prières et présentation d’objets sacramentaux. Selon son confesseur, sa foi était si vive qu’elle connut de nombreuses extases, pendant lesquelles Dieu lui apparut. Dans un premier temps, l’église reste muette, ordonne une enquête sur la possédée et sur son confesseur ; la conclusion admet la possession véritable.

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