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La pensée agit-elle sur la matière en mouvement ?

Vous êtes ici : » » La pensée agit-elle sur la matière en mouvement ? ; écrit le: 5 avril 2012 par telecharger

La pensée agit-elle sur la matière en mouvement ?Les parapsychologues, après avoir montré que le sixième sens permettait de voir quelquefois le passé ou l’avenir, étudient l’action de la pensée sur la matière en mouvement : la psychokinésie ou le facteur P.K., qui n’a rien à voir avec la télékinésie, ce tour qui veut faire croire que des cerveaux humains peuvent, seuls, déplacer des objets à distance.

Les parapsychologues ont cherché à savoir si l’esprit pouvait agir sur la matière. Le docteur Rhine a, dans ce but, multiplié les expériences en se servant de deux dés ordinaires.



Il disait à ses sujets :

Voilà deux dés. Lancez-les. Il faut qu’ils totalisent 7 points à chaque lancée.

Cinq et deux ? Ou quatre et trois ?

N’importe… Il me faut 7 au total.

Sur douze coups, les lois de la chance n’accordent que deux fois ce chiffre 7.

Les sujets du docteur Rhine firent beaucoup mieux. Ne vous est-il pas arrivé, à vous aussi, en jouant au jacquet par exemple, de vouloir intensément un double six ou deux as et d’avoir vu arriver le double six ou les deux as ?

L’esprit, d’après les expériences du docteur Rhine serait capable d’exercer une influence sur la matière.

Fait curieux, la fatigue ou la distraction diminue cette aptitude nouvelle, comme elle diminuait l’aptitude à la perception extrasensorielle tandis que les stimulants lui sont favorables.

La chose parait inexplicable… à moins que les calculs de probalité, comme l’avance le docteur Robert A. Me Connel de l’Université de Pittsburg, soient faux.

Les calculs sont pourtant justes !

Il y a donc là un défi à la physiologie, à la statistique ou à la psychologie. L’affaire vaut qu’on s’y attarde.

Pour effectuer les tests du Parapsychology Laboratory de la Duke University le matériel est très simple : des dés, un cornet pour les lancer et une table.

On prend de préférence une paire de dés dont les points noirs sur les faces ne sont points représentés en creux. Ils sont lancés avec un cornet cylindrique d’une capacité suffisante, et non à la main, car on pourrait suspecter l’habileté manuelle du joueur.

Les dés doivent être lancés sur une surface unie où il peuvent rebondir et rouler librement.

Avant le test, des feuilles de résultats sont préparées. Elles portent en haut de chaque page le nom du sujet et celui de l’expérimentateur, la date et l’heure, la taille des dés et la méthode de lancement.

Avant l’expérience, le sujet soumis au test reçoit de l’expérimentateur toutes les explications utiles. Il connait ainsi parfaitement le but des gestes qu’il va faire, ce qui le met dans un état d’esprit favorable.

Il est préférable, pour ne point distraire le sujet, d’agir dans une pièce calme, isolée des bruits extérieurs, sans témoins inutiles.

On procède par séries de 12 lancers de la paire de dés ; chaque série est appelée « run ».

Dans le « hig-dice Test », le sujet essaie d’obtenir avec les deux dés un nombre égal à 8 ou au-dessus de 8. Par exemple, 6 et 2 (8), 6 et 3 (9), 6 et 4 (10). Il doit penser à un nombre haut (High) — 8 ou au-dessus — au moment où il lance les dés.

S’il réussit, il marque un point.

Pour un « run », soit 12 lancers, les lois de la chance donnent 5 points, c’est-à-dire que le sujet le plus mauvais peut espérer obtenir 5 fois un total égal ou supérieur à 8 avec les deux dés.

Dans le « Low-Dice Test », on procède exactement de la même manière, mais le sujet, à chaque lancer, essaie d’obtenir avec les faces supérieures des deux dés un total égal à ou inférieur à 6.

Dans une expérience sérieuse, le sujet doit lancer un nombre égal de fois pour « high-dice » et pour « low-dice ». Ce procédé fournit un contrôle de la véracité des dés.

Voici un tableau de résultats de « High-Dice » ou « Low-Dice Test » :

Si pour 6 « ru fis » — soit 72 lancers — le sujet obtient 38 points pour « high dice », le résultat peut être considéré comme encourageant puisque le calcul des probabilités ne lui en accorde que 30.

S’il obtient 40 points, toujours pour 72 lancers, le résultat devient alors significatif. Si les tests ont été soigneusement faits et contrôlés, ils montrent, sans aucun doute possible, l’intervention d’un facteur P K, une action de l’esprit humain sur la matière en mouvement.

Certains sujets particulièrement doués obtiennent 43 points dans ces conditions, toujours pour 72 lancers (voir tableau de résultats de « high dice » ou « low dice Test).

Un autre type de test est le « seven » — sept —. Le sujet lance toujours la paire de dés et cherche à obtenir 7 en totalisant les deux faces supérieures. Par exemple 1 et 6 ou 5 et 2 ou 4 et 3.

Il ne pense pas « je veux obtenir 4 et 3 ou bien 5 et 2 » mais tout simplement « je veux obtenir 7 ».

Le nombre de réussites accordées par le calcul des probabilités est facile à obtenir. Avec 2 dés, il est possible d’obtenir seulement 36 combinaisons. Là-dessus 15 donnent un total de 8 et au-dessous, 15 autres un total de 6 et au-dessous.

Il reste 6 combinaisons donnant 7 : 6-1, 5-2, 4-3, 3-4, 2-5 et 1-6.

Il y a donc 15 chances sur 36, soit 5 chances sur 12

lancers d’obtenir un « high dice » ou un « low dice » et

6 chances sur 36, soit deux chances sur 12 lancers d’avoir un 7.

Là encore, l’intervention d’un facteur P K apparaît nettement.

Autres tests de psychokinésie, les « Singles Tests » (simples tests). Chaque « run » consiste toujours en une série de 12 lancers de deux dés, mais le sujet cherche à obtenir une face, le « trois » par exemple.

S’il lance les dés et si ceux-ci donnent 3 et 4, il marque un point puisqu’il y a une face « trois ». Par contre si les dés donnent 3 et 3, il marquera 2 points car il y aura alors 2 faces « trois ».

Dans ce cas, le calcul des probabilités donne 4 points (soit 4 chances) pour 12 lancers.

Nous retrouvons toujours le facteur qui fait « dévier la chance ».

Les « Double Tests » ne sont qu’une intéressante variante des « Single Tests ». Le sujet cherche à obtenir une double face : double six par exemple. On lui donne un point quand sortent les deux six.

Ici les lois de la chance n’accordent qu’une réussite pour 36 lancers de la paire de dés, soit un point pour 3 séries de 12 lancers.

Et pourtant, bien des sujets arrivent à faire beaucoup mieux. Ainsi pour 144 séries de 12 lancers, la chance seule donne 48 points, mais certains sujets arrivent à décrocher 65, 69 et même 70 points.

Nous venons de voir jusqu’ici les tests de base en psychokinésie ; des variantes plus ou moins originales

peuvent être introduites.

Ainsi, les dés peuvent être lancés mécaniquement.

A cet effet, ils sont placés dans une boîte à fond mobile située au-dessus d’une planche inclinée à 45 degrés et sur laquelle ils bondiront avant de rouler sur la table d’accueil.

Ils peuvent aussi être retenus en haut d’un plan incliné dominant la table par une simple règle solidaire d’une ficelle. Il suffit de tirer celle-ci pour les libérer.

Plus ingénieuse est la cage rotative dans un plan vertical. C’est un long parallélépipède rectangle aux parois de fin grillage permettant, de l’extérieur, la lecture des dés. Un petit moteur électrique anime le système tournant grâce à une courroie de connexion.

A la fin de chaque révolution, la cage est dans la position verticale et les dés se trouvent sur le fond, ce qui permet une lecture facile.

La vitesse de rotation est fixée pour chaque « run » et ne doit pas être modifiée au cours d’un même « run ».

Certains tests utilisent manuellement ou mécaniquement un plus grand nombre de dés.

Dans ce cas, un « run » comporte toujours la lecture de 24 dés. Par exemple, avec six dés utilisés, le « run » complet comprendra 4 lancers de six dés. Avec trois dés, il y aurait 8 lancers.

Dans les tests à grand nombre de dés le sujet souhaite voir sortir une face donnée, le « trois » par exemple.

Les lois de la chance sont ici les mêmes que dans les « single tests », soit, en réussite, le sixième du nombre de dés lancés. Avec 24 dés lancés, la chance seule donnerait donc 4 points. Pour lancer à la fois 24 dés, il y a évidemment intérêt à se servir d’un procédé mécanique.

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