Alchimie et alchimistes

> > Alchimie et alchimistes ; écrit le: 13 avril 2012 par telecharger

L’alchimiste veut transformer le métal en or. Aujourd’hui, la chimie thermonucléaire y parvient. Il n’y a donc plus aucun mystère. Mais l’or ainsi fabriqué coûte trop cher, ce qui ôte à l’alchimie tout intérêt industriel et économique.

Histoire et principes de l’alchimie

L’alchimie serait apparue il y a sept siècles av. J.-C. en Chine mais on n’en trouve de réelles traces qu’en Égypte en l’an 300 av. J.-C. Introduite en Europe vers le XIIe siècle, à l’époque des croisades, elle atteint son apogée au début du XVIIe siècle, malgré les escroqueries des «souffleurs d’or», spécialistes des démonstrations truquées. Puis, comme l’astrologie (zwpp. 10-11), l’alchimie recule devant le rationalisme avant d’être discréditée par des charlatans (comme par exemple l’italien Cagliostro, 1743-1795) à la fin du XVIIIe siècle. En déclarant que les alchimistes ont précédé les scientifiques, le grand chimiste français Marcelin Berthelot (1827-1907) a vu juste – vers 800, les alchimistes arabes connaissent déjà quelques propriétés des acides – mais il n’a pas tout dit. Pour le véritable alchimiste, on ne peut réussir à transformer la matière qu’à l’issue d’une évolution personnelle, et les opérations alchimiques sont d’abord des entreprises de rénovation spirituelle de l’homme. Et donc, si tout en effectuant des découvertes l’alchimie n’est jamais parvenue à trouver la pierre philosophale , elle a toujours ses fidèles dont la démarche n’a rien à voir avec la chimie.

Sens symbolique des opérations alchimiques

Selon les alchimistes, tout débute par l’«Œuvre au Noir» (associée symboliquement à la mort) suivie de l’«Œuvre au Blanc» (ou «Petite Œuvre») correspondant à la purifi¬cation de l’âme. Enfin, l’«Œuvre au Rouge» (ou «Grande Œuvre») représente l’accès à la vie éternelle. Soufre, sel, arsenic, métaux sont purifiés et mélangés pour obtenir la Pierre Blanche qui change le métal en argent. La mixture enfermée dans un vase clos, dit «œuf philosophique», est chauffée longuement dans un fourneau, l’athanor. En cas de réussite, la préparation vire du noir au blanc (symboles de putréfaction et de résurrection), puis au rouge, et se solidifie, donnant la pierre philosophale.

Nicolas Flamel (1330-1418)

Ce libraire et écrivain public parisien serait arrivé, en 1382, à transformer du mercure en argent puis en or après l’étude d’un livre parvenu mystérieusement entre ses mains. Homme simple et honnête, généreux et charitable, son habileté financière suffit sans doute à expliquer son enrichissement.

Fulcanelli

Alchimiste du XXe siècle, il est l’énigmatique auteur de deux livres érudits et poétiques, Le Mystère des cathédrales (1926) et Les Demeures philosophâtes (1932). Tous deux sont préfacés par un autre alchimiste, Eugène Canseliet, qui se dit son disciple. Nul n’a rencontré Fulcanelli. Personnage névrosé, canular? On a pensé qu’il s’agissait de Canseliet lui-même ou, selon d’autres sources, du peintre Jean-Julien Champagne, mort dans la misère en 1932.

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