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Oraisons, amulettes et talismans

Vous êtes ici : » » » Oraisons, amulettes et talismans ; écrit le: 17 avril 2012 par telecharger

Oraisons, amulettes et talismans
Contre les envoûtements à l’aide de la figurine en cire, les prières et la vision de médailles consacrées, en particulier celles de la Vierge Marie, de Saint Benoît et de Sainte Philomène, sont réputées pour inhiber ce sort.
En Touraine, les envoûtés consultaient un contre-envoûteur, Paul Bosc qui levait le mal au moyen de l’oraison suivante :
« Mon dieu très miséricordieux, très grand et très puissant, j’adore votre majesté suprême. Faites la grâce à votre serviteur de recevoir la vertu des Psaumes, je vous conjure par tous vos très saints noms.
+ AGLA + AGLAY + ADONNAY + AGIOS +OTHEOS + ALPHA + OMEGA + de m’accorder l’entier accomplissement de ma demande.
Oh Dieu très fort et abondant en toutes grâces que votre saint nom soit loué et glorifié dans toute l’éternité.
Ainsi Soit-Il ».
La plupart rentraient guéris et satisfaits d’avoir éloigné le mauvais sort, à condition de ne jamais douter sous peine d’échec. Le recours aux amulettes est répandu dans les campagnes, on les porte en temps de guerre « pour aller au feu », en temps de paix pour aller vendre ses bêtes à la foire, et éloigner tout malheur. Le propre de l’amulette est de protéger passivement et d’attirer la chance par la vertu de ce qui la compose : un trèfle à quatre feuilles, un morceau de statue de la Vierge. A Tulle, les habitants arrachaient des morceaux de bois des sièges de la salle d’attente d’un médecin qui possédait le secret de guérison, pour s’en servir comme tels !
Différent, le talisman exerce une influence active et accorde des dons surnaturels à son propriétaire. Objet ou billet marqué des signes, d’incantations, de prières, d’oraisons diaboliques ou non, le talisman est attaché au cou, caché sur soi. Dans le Limousin, c’est « le briué » qui agit contre les vers et sur lequel on lisait :
« SANCTUS + HOMO JOB + LIBERA A VERMINIBUS (NOM DU MALADE) IN NOMINE PATRIS + ET FILII + ET SPIRITUS + AMEN.

Contre la fièvre, le brivé posé sur le ventre brûlait comme un fer rouge. La maladie enrayée, la famille jetait le brivé dans le feu sans l’ouvrir et sans le regarder, sous peine de récidive. Il est impossible d’expliquer rationnellement pourquoi et comment toutes ces thérapeutiques bizarres ont fonctionné dans l’esprit des générations antérieures. Autosuggestion et emprise du sorcier-guérisseur sont les deux cartes maîtresses de leur succès affirmé depuis des siècles. D’autres moyens simples et fréquents sont utilisés dans toute la France contre les sorciers :
Mettre un vêtement à l’envers, son tablier, ses bas.
Mettre un bas bleu, un bas noir.
Prendre quatre petits cailloux et les jeter dans les quatre directions à un carrefour. Suspendre un crapaud et le laisser sécher. Mettre du sel dans sa poche.
Jeter du sel dans le feu. Porter un objet béni.



Répéter trois fois en croisant le sorcier : « tu ne seras pas plus fort que moi ».
Mettre dans les serrures de la cire bénite le jour de la Chandeleur. Sonner les cloches.
Faire bouillir des clous dans une marmite.
Sauter le feu de la Saint-Jean.
Faire une neuvaine.
Dire : « sorcière, sorcière, coussinet, si tu reviens demain ; je te donnerai du feu et du sel ».

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